divergences sociologiques

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Tariq Ramadan : « Pourquoi je ne suis pas Charlie, ni Paris »

Roxanne D'Arco - Journaliste

Cette semaine, Respect Mag donne la parole à Tariq Ramadan, à l’occasion d’un rapide passage à Paris. Peu apprécié des « hautes instances françaises », il décortique, depuis maintenant 25 ans, l’Islam et le monde arabe aux quatre coins du globe. L’occasion d’aborder divers sujets avec lui, notamment les attentats à Paris ou encore l’islamophobie en France.

Ce regain d’islamophobie en France n’est-il qu’une réponse aux « événements » depuis janvier ?

C’est continu et malheureusement en augmentation. Il y a une différence entre Charlie et le 13 novembre. Le 13 novembre a touché toute la population française. Tous ont été victimes donc il ne faut surtout pas tomber dans le piège d’en faire quelque chose qui viserait uniquement les musulmans. Mais il faut aussi dire « attention, ça n’est pas le vecteur essentiel de l’islamophobie ».

Le fait de cibler des mosquées (même si seules trois ont été fermées)…

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Le libre-arbitre existe-t-il ?

Interessant que ce soit du point de vue des sciences medicales comme sociales.

Science étonnante

Nous avons coutume de penser que nous sommes libres de décider et de choisir nos actes. Et pourtant, une série d’expériences de neurosciences jettent un doute sur ce qu’on a l’habitude d’appeler notre libre-arbitre.

Même si elles sont largement débattues, tant du point de vue de leurs résultats scientifiques que de l’interprétation philosophique qui en est donnée, ces expériences sont pour le moins…troublantes ! Aujourd’hui au menu : neurologie, sciences sociales et philosophie !

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Je n’ai pas peur donc je suis intelligent.

L’intelligence, ça n’est pas connaître beaucoup, connaître plus, retenir, savoir.
L’intelligence c’est en réalité être libéré de la peur.

Il s’agit non de la peur physiologique ou de la crainte qui engendre des réactions biologiques et corporelles comme l’accélération du rythme cardiaque ou la décharge d’adrénaline.
Il s’agit de la peur lorsque nous sommes seuls, avec nous même, dans l’intimité, lorsque la pensée vagabonde, interroge ou tente de le faire, lorsque l’esprit nous chuchote ce sur quoi nous évitons de nous questionner en menant une vie sociale ou professionnelle bien remplie, sans temps morts, en veillant à toujours être entouré, distrait pour en vérité, ne jamais être seul avec soi-même, comme si nous propre présence nous répugnait ou nous glaçait d’effroi.
Ainsi que l’affirme Krishnamurti:
« Nous exigeons sans cesse d’être divertis, amusés, arrachés à nous-mêmes. Nous avons peur d’être seuls, peur d’être privés de compagnie, privés de distraction (…). La plupart des gens sont constamment occupés à effectuer leur « puja » rituelles, à répéter certains mots, à s’inquiéter de ceci ou cela parce qu’ils ont peur de se retrouver seuls face à eux-mêmes. Essayez donc de rester seuls sans aucune forme de distraction, et vous verrez que, très vite, vous avez envie de vous éloigner de vous-mêmes et d’oublier ce que vous êtes ».

Pour beaucoup, les cultures, les acquis, la science, le rationalisme, l’éducation, les biens matériels, l’honneur, la gloire, la fierté, l’ambition, l’image, l’ égo, le désir, sont autant de cadres qui emprisonnent les étincelles de la pensée, de la créativité et de la curiosité.
Il faut laisser ces étincelles de la pensée briser les cadres, les laisser errer, fouiner, passer, repasser, insister, ici, là bas, sans avoir peur du fait qu’on puisse se voir qualifier de rêveur, de tête dans les étoiles, de puéril, d’idéaliste ou d’utopiste. Les enfants sont vivants car ils ne cessent de questionner le monde sans se soucier des autres ou des regards. Une question en appelant une autre, sans gêne ni remord. Ils n’ont pas de cadres, ils ne s’interdisent rien. Rien n’oriente chez eux la pensée dans une direction particulière. C’est en ayant aucune direction spécifique que l’on peut toutes les emprunter. C’est en se libérant des références, des tuteurs, des maîtres et des cadres que la pensée peut être fluide, mobile et générer de la vitalité. Alors que maîtrisée, dominée, captée, contrainte, elle ne pourra se déplacer que dans son microcosme pour au final cesser de se charger en éléments nutritifs, stagner et mourir.

En definitive, être intelligent c’est rester enfant…

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